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Anna et son père 4

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La respiration haletante et le corps en sueur, j’ouvre promptement les yeux et réalise que tout ce qui venait de se passer n’était pas sorti de ma tête, que ce n’était qu’un rêve osé et pervers, une échappatoire momentanée qui a su m’envoûter par la vulgarité et l’obscénité d’un acte interdit qui est l’inceste.
Je me redresse et effleure le coussin encore mouillé par mes sanglots de la veille, ces larmes partagées entre remords, regrets, promesses, reconsidération, remémoration, espoir et incompréhension.

Comment un truc pareil a pu m’arriver ? Me demandai-je et comme, à l’accoutumée, je ne me pose jamais les bonnes questions. Je chausse mes pantoufles lapin et descends à la cuisine. Je passe mes mains sur le comptoir et des flash-back viennent percuter ma mémoire et ma conscience. Je sens les larmes remonter mais je les bloque avec force.

Après avoir pris mon café, je vais à la salle de bain et j’inspire à fond en me regardant dans la glace et me dis que ça va passer, que le monstre que je suis devenue est innocent et que ses péchés ne seront effacés que par l’oubli.
Je mets un débardeur noir sur un soutien-gorge en dentelle de la même couleur, accompagné d’un jean aussi noir déchiré au niveau des cuisses. (Je n’avais bien sûr pas omis la culotte).
Ne sachant pas si le fait de m’habiller tout en noir était une décision ou un pur hasard, néanmoins je trouve que ça me met en valeur, je me scrute en face de la glace de mon armoire et trouve que ma poitrine l’est en tout cas, compte tenu du toit ouvrant offert par mon cher débardeur. Ne m’attardant plus sur mes seins, je passe mes yeux sur mes hanches sur lesquelles je fais passer mes mains et contemple de profil mes fesses moulées par ce jean des plus aguicheurs. La cerise sur le gâteau, je mets des chaussures à talons noirs pour avoir une démarche des plus sexy. Je vais à la salle de bain me parfumer et mettre un peu de maquillage, et je retourne au salon.

Avant de me diriger vers la porte d’entrée, j’ouvre la porte de la chambre de mon père et y remarque son absence, comblée par son lit bien fait. Je ne sais pas à quoi je m’attendais en ouvrant cette porte, d’où ma petite grimace de mécontentement. Peut-être le sais-je vraiment et que je me refuse de l’admettre ? Et pourtant, je ne vois pas la raison de le nier car, jusque-là, mon comportement était des plus dépravés… .

J’arrête de penser, et c’est le sac à la main que je me retrouve à marcher dans la rue en direction de la gare pour prendre le train. Ayant en ma possession une carte de transport m’évitant de faire la queue pour m’acheter un ticket, je passe directement la passerelle qui me mène devant les rails du train qui est censé arriver dans pas plus de quatre minutes.
Celui-ci arrive et sans attendre, je m’y précipite. Depuis que je suis sortie de la maison, j’ai remarqué quelques regards d’hommes en ma direction, ce qui est compréhensible vu ma tenue qui affiche assez de chair pour faire bander un moine. Et pourtant, un de ces regards ne cesse de m’angoisser, celui d’un homme qui a à peu près la quarantaine et qui me suit depuis chez-moi. J’avoue être prise au début d’une peur soudaine, mais ma curiosité a réussi à prendre le dessus, et je voudrais bien savoir jusqu’où pourrait aller cet inconnu dans son délire de voyeurisme bénin -pour l’instant.

Le train regorge de monde, de gens qui cherchent à monter dans une voiture même si celle-ci est remplie à craquer. La mienne l’est, ce qui pousse les gens à se serrer, et ce qui évidemment pousse le Voyeur à faire de même et à venir se coller à moi. Il l’a donc eu, son moment de gloire, le salop !
Etant entré après moi, il est maintenant collé à mes fesses et ne s’en détache plus. Cela ne fait que confirmer qu’il me suivait bien depuis le début, et que j’étais sa proie et, à présent, la victime de ses manœuvres perverses.

Je tourne ma tête légèrement et réussis à voir son visage. Son regard est soudainement perdu dans le mien. Je ne bouge plus, je suis comme paralysée par ce regard qui réussit à me perforer de part en part. C’est si bizarre, c’est comme si je le sentais en moi, en train de découvrir mon âme comme s’il lisait un livre ouvert. Je me sens nue à ses yeux, alors que je ne le suis pas aux yeux des autres. Il a les yeux mi-clos, presque tristes, enveloppant tant de mystère et de percussion inconnue. Je sens soudain mon dos se coller à sa poitrine, mais ce qui est bizarre, c’est que j’ai l’impression qu’il n’a pas bougé et que c’est moi l’auteur de ce rapprochement soudain. Je lève à nouveau les yeux vers les siens et je constate que son regard est toujours aussi perçant et nonchalant à la fois, quel paradoxe… Ce type me trouble et au lieu de me détacher de lui et de partir m’incruster plus loin, je me retrouve entre ses bras, collant mon dos et mes fesses à ce corps robuste et immobile.

Un inconnu…

Voilà ce qu’il est, un simple inconnu. Mais en le regardant et en le sentant contre moi, je me rends compte qu’on est tous des inconnus. Des hommes, des femmes, des corps et des âmes cherchant perpétuellement à se trouver une identité au sein d’une société, d’un Etat, d’un pays et d’un monde qui fait office de marionnette faite pour nous divertir en attendant la mort.

Je sens qu’il bouge… ou plutôt, je me sens bouger, effleurant son érection que je sens à travers son pantalon. Que se passe-t-il ? Que suis-je en train de faire ? Toujours des questions sans réponses, des envies et des désirs sans assouvissement…

Je bouge encore, ondulant mes fesses sur sa queue qui prend de l’ampleur et que je sens frémir et durcir. La main empoignant la barre de sécurité, je maintiens un rythme régulier et délicat, histoire de me délecter de chaque instant, en lançant de petits soupirs étouffés par les piaillements de la foule. On ne pouvait pas nous voir non plus, ce qui me permit d’accélérer le rythme et de me cambrer davantage afin de sentir ce sexe glisser entre mes fesses, malgré l’inconvénient du jean qui gênait.

Soudain, je vois sa main quitter la barre de sécurité et je sens mon jean lâcher. Il a été déboutonné si rapidement que je ne m’y suis même pas rendu compte, jusqu’à le voir descendre à mi-cuisses. J’allais me précipiter pour le relever, mais les mains du Voyeur m’attrapèrent par les poignets et les ramenèrent derrière mon dos. Une mèche tombée sur mes lèvres, je lui demande d’arrêter. Il me chuchote que tout ira bien. Et c’est en faisant descendre ma culotte qu’il fait passer sa queue sur mes fesses.
- AAAHHHH !
Pourquoi un gémissement aussi fort pour un contact aussi futile ?
Pourquoi je ferme les yeux et ne crie pas au secours ? Encore des questions sans réponses…

Je sens sa queue chaude me réchauffer l’intérieur des fesses, je me cambre comme un arc et monte et redescends pour sentir sa bite glisser entre elles. Je gémis et passe ma langue sur mes lèvres. Et c’est avec un long « Ah ! » que j’accueille le sexe de cet étranger et le laisse me pénétrer et me remplir entièrement. Ses va-et-vient me soutirent des couinements que j’essaye vainement de retenir, et à cet instant, je ne sais même plus où je suis.
Tout ce que je sais, c’est que je suis bercée par des vagues de luxure et de jouissance, que je m’offre à l’instant à un homme que je ne connais pas et qui me claque les fesses à chaque fois qu’il se retire de mon sexe ruisselant de mouille. Je veux que ce moment ne cesse jamais, que cette queue continue de me fouiller et qu’elle m’arrose de sa semence brûlante, me faisant ainsi atteindre l’orgasme jusqu’à sentir mes jambes dénudées crouler sous mon poids.

- Excusez-moi !
Je sursaute et me retourne en direction de l’homme que je prenais pour un Voyeur.
- Puis-je entrer ? Me demanda-t-il d’un air gêné.
- Euh bien sûr, balbutiai-je en lui cédant le passage.

Le train n’étant pas si chargé que ça, je réussis non sans mal à me procurer une place du côté de la fenêtre. Mais c’est quoi ce délire ? Etait-ce un rêve ? Une illusion ? Cela paraissait tellement vrai….
J’ai peur, peur que ça se reproduise dans d’autres circonstances, dans une réunion ou pendant un examen… Et d’un côté, j’ai peur que ça ne se reproduise plus….

FIN.


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Un rêve un phantasme Mais bandant; Hummm

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Joyeux nouvel an 2018

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