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Nadine, ma mère 1

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Je me souviens du soir où mon père est rentré tard et s’est à nouveau disputé avec ma mère Nadine. Leurs querelles incessantes étaient monnaie courante, pourtant, cette fois, il ne lui mentait pas.
Il avait rencontré une femme qui lui plaisait, il ne trichait plus.
Le ton est monté.

Maman était anéantie. Elle ne comprenait pas ce qu’il lui reprochait. Elle sanglotait, le traitait de salaud entre deux hoquets. J’étais désolé pour elle.
Elle ne méritait pas qu’il l’humilie ainsi en ma présence. Son amertume était sincère, sa tristesse contagieuse ; l’ambiance était tendue.
Je suis parti me coucher.

Le lendemain, alors que je déjeunais dans la cuisine, j’ai compris, en la voyant, que c’était plus grave que je le pensais : elle était dévastée, ses grands yeux étaient cernés.
Je ne lui ai pas demandé ce qu’elle avait, je le savais fort bien ; inutile de remuer le couteau dans la plaie.
Elle avait pleuré toute la nuit, elle n’avait pas dormi. Elle me faisait pitié avec son gros chagrin qui débordait. Elle était digne et désespérée. J’avais envie de la réconforter.

Ma mère est née à Beyrouth, d’un père ambassadeur et d’une actrice italienne à la carrière avortée.
Elle a vécu une enfance dorée, surprotégée, puis elle a fait ses études en France où elle a rencontré mon père, au début des années 90.
Elle n’est jamais retournée dans son pays d’origine et en souffre sans se plaindre, sinon à moi, quand elle a le cœur gros.

Nous sommes très proches avec Maman. Comme je suis fils unique, je n’ai partagé avec personne l’affection exclusive qu’elle me témoigne depuis que je suis né.
Mon père n’accepte pas notre complicité, surtout maintenant que je suis, d’après lui, trop âgé. Il trouve notre relation fusionnelle inappropriée, par bien des aspects.
Ils se disputent souvent à mon sujet.

Un soir, en rentrant du travail, il nous a trouvés installés sur le canapé, devant une série télé. Elle était assise et j’étais allongé, la tête sur ses cuisses.
Elle me caressait les cheveux avec nonchalance, en suivant l’épisode qui passait. Il a explosé.
Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, cette nuit-là, en hurlant dans leur chambre, mais après cet incident, elle a instauré une prudente distance entre elle et moi.
Pourtant, il n’avait aucune raison de nous blâmer ou d’être inquiet. Nous ne faisions rien de mal ou de déplacé : nos étreintes étaient platoniques, notre complicité sans ambiguïté.
L’ironie de la situation, quand j’y repense a posteriori, est qu’il est seul responsable de ce qui est arrivé…

Maman n’a jamais accordé beaucoup d’importance à son apparence. A la maison, comme au travail, elle dissimule ses courbes, étouffe ses formes généreuses sous d’amples vêtements austères et peu seyants.
Même pour les évènements qui nécessitent une attention particulière, elle masque ses rondeurs naturelles sous un uniforme de circonstance.
J’ai toujours pensé que sa pudeur maladive était un héritage de son éducation, dans un pays où les hommes ont des femmes une image qui date du moyen-âge.
Mais elle est réservée au delà de la bienséance : aussi étonnant que cela paraisse, je ne l’ai jamais vue en maillot de bain, en chemise de nuit et encore moins en petite culotte.
Pourtant nous avons tous, un jour ou l’autre, surpris notre mère en sous-vêtements ou même les seins nus avec, à la clé, l’embarras réciproque que nous éprouvons confrontés à ce genre de situation.
Mais avec ma mère, rien de tel ne s’est jamais produit.
Mon père lui reprochait souvent sa trop grande discrétion, sa décence maladive. Il affirmait qu’avec le corps qu’elle avait, c’était un crime d’être aussi prude et mal fagotée. Elle éludait en prétextant qu’elle n’avait besoin de plaire à personne, qu’elle avait tout ce qu’il lui fallait à la maison.
Il souriait amèrement…

La semaine qui suivit le départ de mon père fut très douloureuse pour Maman.

Elle avait posé un congé maladie d’une durée indéterminée. Elle dormait jusqu’à midi, puis déambulait dans la maison. Elle n’avait plus envie de rien.
Quand je rentrais du lycée, je la trouvais devant la télé en robe de chambre, le regard vide. Elle avait le teint pâle, des cernes sous les yeux, les cheveux gras et décoiffés : elle m’inquiétait vraiment.
En attendant qu’elle reprenne le dessus, je m’occupais de tout. Je me montrais fort pour nous deux. Je ne voulais pas que sa dépression nous entraîne dans des abîmes que je redoutais.

Tous les matins, je la réveillais. Avant de partir, je m’assurais qu’elle était levée et habillée ; je ne supportais plus qu’elle reste avachie toute la journée.
Le soir, je préparais le repas. Je l’obligeais à manger (quitte à la forcer) puis l’envoyais sous la douche avant qu’elle ne se couche.
Elle se pliait à mes injonctions avec une docilité surprenante. Elle ne manifestait aucun enthousiasme, mais ne rechignait pas non plus.
Les rôles étaient inversés : j’étais devenu l’adulte auquel elle obéissait avec la foi d’une enfant résignée.

Un matin, j’ai frappé à sa porte.
Avec la quantité de somnifères qu’elle consommait pour fuir ses problèmes dans le sommeil, elle était toujours inconsciente quand je pénétrais dans sa chambre.
Mais afin qu’elle conserve sa dignité, j’observais toujours le même protocole, le même rituel sacré : je n’entrais jamais sans m’annoncer.
J’ai attendu que mes yeux s’habituent à l’obscurité, puis je me suis dirigé vers la fenêtre pour ouvrir les volets.
En passant, j’ai tourné la tête dans sa direction. Maman gisait sur le ventre, les bras en croix.
Le spectacle qu’elle offrait, du fond de son sommeil chimique, était aussi désolant que troublant. Elle avait passé une nuit agitée : outre les draps froissés au pied du lit, sa chemise de nuit était remontée sur ses reins.

« Putain ! Oh putain, elle est à poil ! »

Je voyais ses jambes, ses cuisses nues et, surtout, je voyais son cul. Je regardais son corps inerte qui se soulevait au rythme de sa respiration.
J’étais incapable de détourner le regard, hypnotisé par sa chair pâle exhibée sans pudeur. J’étais un intrus dans ma propre maison.
Ce n’était plus ma mère que je regardais. C’était une femme. J’ai senti ma queue qui durcissait dans mon pantalon.
Quand j’ai réalisé que je bandais pour ma mère, je me suis ressaisi et me suis enfui en courant hors de sa chambre, comme un possédé.

Au lycée, toute la journée, je n’arrivais pas à penser à autre chose.
Je revoyais ses cuisses blanches, l’arrondi lascif de ses fesses. J’avais honte, mais cette vision tournait en boucle dans mon esprit, impossible de la chasser.
C’était comme lorsqu’on entend une mélodie le matin, une ritournelle qui nous accroche et nous hante le reste de la journée. J’étais victime de la même idée fixe, à une nuance près : je n’étais pas obsédé par une chanson mais par le corps de ma mère.
Ce soir-là, dans mon lit, j’ai imaginé, qu’avec de la chance, je verrais ses seins. Peut-être même sa chatte. Quand j’ai pénétré dans sa chambre le lendemain, j’en ai pleuré : Maman dormait bordée jusqu’aux oreilles !
J’ai recommencé le jour suivant, puis celui d’après.
Sans plus de succès.

Dans mes fantasmes, c’était pourtant facile : je m’approchais du lit, rabattais le drap d’un geste décidé. Sa nudité s’offrait à ma convoitise, j’avais la queue raide.
Dans la réalité, j’en étais réduit à me branler en imaginant son anatomie.

Le changement d’une routine engendre parfois des conséquences imprévues dont on ne mesure pas l’impact tout de suite.
L’absence de mon père renforçait, jour après jour, la proximité que je partageais avec ma mère, celle-là même qu’il condamnait.

Car avec Maman, nous étions engagés (sans le savoir encore) dans un processus qui ne tarderait pas à faire exploser nos repères et bouleverser nos existences…


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Hors-ligne
TRès belle entrée en matière qui explique magnifiquement le processus qui va conduire à l'inceste.
J'aime être cocu, moqué et soumis à ma femme et ses amants.

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